Quelle économie pour demain ?

Respect de l’environnement

Une économie durable, viable et rentable avec pourquoi pas, un impact positif sur l’environnement. Reste à savoir comment…

Respect de la dignité humaine

Une économie au service de l’Homme et pas l’inverse. On ne naît pas pour travailler, vieillir et mourir. Chacun doit pouvoir travailler (le travail serait un droit), c’est à dire participer à l’effort de la communauté humaine, à hauteur de ses possibilités et compétences. Le travail doit pouvoir être partagé, réduit en quantité pour permettre à l’humain de se développer par la culture, le sport, la vie de famille, les loisirs. L’économie serait ajustée pour permettre, pourquoi pas, une durée hebdomadaire de… 20 heures ?

Maîtrise de la finance

Remettre la finance à sa véritable place de facilitateur des investissements, en mettant un terme aux produits financiers déconnectés du monde réel.

Le dieu FRIC est insatiable !

Nourrir le dieu FRIC

Est-il possible d’imaginer un monde meilleur, respectueux de l’environnement alors que nous savons que le principal moteur est l’argent ?

Je rêve d’un monde où l’on serait serein quant à notre avenir et celui de nos enfants, un monde en harmonie avec la nature. Je rêve d’un monde sans guerre ni famine, un monde où chaque espèce animale et végétale aurait sa place, un monde durable. Seulement voilà, l’appât du gain, le profit à court terme et la soif de pouvoir sont en train de nous conduire, me semble-t-il à un monde bien triste et peut-être à la fin d’un monde. Cette fin du monde ou d’un monde à l’ère de l’anthropocène pourrait bien être annoncée par les extinctions massives auxquelles nous assistons. Un monde toujours plus pollué, une terre souillée et des réactions molles de la part des grands de ce monde. Nous assisterions à la sixième grande extinction. Bien sûr, la Terre ne s’arrêtera pas de tourner, et la vie reprendra sûrement dans des millions d’années. Cependant, si j’en crois le rapport du GIEC, nous avons une part de responsabilité évidente dans l’état actuel des choses. Mais tout n’est pas perdu. En effet, si nous cessons de polluer, si nous arrêtons la déforestation incontrôlée et les massacres d’animaux sauvages, la planète possède un formidable pouvoir de survie. Cette survie c’est à nous de voir si nous la souhaitons pour maintenant ou seulement dans des millions d’années… sûrement sans nous. Comment changer notre mode de vie pour qu’il soit plus respectueux de l’environnement, voire, rêvons, bénéfique pour la planète ?

Vers une écologie rentable…

Puisque le dieu FRIC semble indéboulonnable, il serait urgent soit de le renier, impossible ou très difficile, soit de prouver, de démontrer, qu’à moyen et long terme, voire à très court terme, une économie écologique, disons une économie durable est aussi rentable, voire davantage, que notre mode de développement actuel. Ainsi, nous pourrions servir le dieu FRIC tout en respectant notre mère la Terre. Prouvons qu’une économie durable est RENTABLE, et le plus vite serait le mieux. L’écologie ne doit être ni de droite, ni de gauche, elle doit se ranger du côté des idées et méthodes incontournables, sans préjuger de la couleur politique. L’écologie doit éveiller les consciences pour nous permettre de changer.

Le consommateur a le pouvoir !

Changeons maintenant pour vivre mieux demain ! Le consommateur (également citoyen) peut, par ses choix et sa prise de conscience, finir par obtenir des avancées, comme avec la réduction de l’utilisation de l’huile de palme dans certains produits. Arrêtons de dire qu’on ne peut rien, en revanche, il faudrait agir vite, semble-t-il…

Par exemple :

La permaculture est rentable selon l’INRIA

Des véhicules plus propres

Arrêter la déforestation

Manger moins de viande

D’autres exemples positifs, je suis preneur !

Une économie au service de l’homme ?

Réflexions autour d’une économie au service de l’homme

Un essai pour sortir des contradictions du système capitaliste.

LE MONDE | | Par Margherita Nasi

Comment développer une économie au service de l’homme ? La formule est peut-être populaire, voire banale. Elle n’en reste pas moins « essentielle, révolutionnaire, dans la mesure où elle remet l’économie sur ses pieds, en posant la question même de sa finalité », affirme le docteur en sciences économiques Philippe Vadjoux. Alors que l’économie est devenue synonyme de mensonges et scandales, de dégâts sociaux et environnementaux, l’économiste s’aventure sur le « chemin étroit qui relie l’être humain au système économique ». Dans l’Economie a-t-elle un sens ?, il analyse la logique et les contradictions du système capitaliste et recense les innovations, expériences et idées pour esquisser un monde nouveau dans un bouillonnement parfois confus.

L’ouvrage est construit à partir de trois grandes questions, qui correspondent aux trois parties du livre. Il s’agit tout d’abord de comprendre comment nous sommes devenus capitalistes. En remontant l’histoire, Philippe Vadjoux rappelle que bien des citoyens se sont révoltés contre cette vision restrictive d’un système dont la seule finalité est de produire de l’argent…Et pourtant le capitalisme s’est imposé.
Un pacte faustien

Comment expliquer que des décisions essentielles concernant notre mode de vie soient prises par des groupes puissants, dans leurs seuls intérêts ? La réponse est peut-être au fond de nous : progressivement, une contradiction s’est installée au coeur de chaque individu, avance-t-il en substance. L’« homo-economicus est à la fois un travailleur qui va défendre son emploi et son salaire contre l’employeur, c’est aussi un consommateur satisfait de voir baisser les prix des produits, c’est enfin un épargnant avisé qui va chercher les meilleurs placements financiers ». Nous aurions établi un pacte faustien avec le pouvoir en place, renonçant à exercer pleinement notre rôle de citoyen à condition de profiter de la société de consommation. Un pacte que « la classe ouvrière a passé au cours des Trente Glorieuses en abandonnant les idéaux du Grand Soir au profit de conquêtes matérielles et salariales ». Sa cnclusion: nous sommes ainsi tous devenus, consciemment ou pas, capitalistes.

Pourquoi alors vouloir dépasser ce système ? Cette question est au coeur de la deuxième partie de l’ouvrage. Crises à répétition, inégalités sociales injustifiées, catastrophes environnementales… les contradictions inhérentes au capitalisme sont nombreuses. Si le capitalisme nous a permis d’accomplir des révolutions technologiques et économiques, « admettre que la seule boussole du monde puisse être le profit est une vision si réductrice de l’humanité qu’elle conduit à notre perte »,affirme l’auteur.

Comment alors remettre l‘économie au service de l’humanité ? C’est la vraie question pour l’économiste, qui y consacre la dernière partie de son ouvrage. Il s’agit moins pour lui de revenir en arrière, en détruisant l’esprit d’entreprise ou la concurrence, que de « dépasser ce système par l’initiative, l’innovation ».

L’esquisse de ce nouveau monde est déjà sous nos yeux dans l’économie participative: Associations de bénévolat, share economy, crowdfunding, micro-crédit, Finance Watch, commerce équitable… tous ces mouvements sont à la recherche d’une démocratie réelle, dans leurs objectifs comme dans leur fonctionnement.

La naissance d’une économie hybride – économie marchande et économie solidaire – permettrait aux consommateurs de choisir entre deux modes de vie. L’auteur appelle aussi au changement dans l’évaluation de l’activité économique « afin de mieux définir l’utilité des investissements et des produits ». S’il ne fallait retenir qu’une citation tirée de ce livre qui abonde en références, ce serait une phrase de Einstein : « un système crée ses limites et ses contradictions. Pour en sortir il faut concevoir un autre système. Ce n’est pas en améliorant la bougie qu’on a inventé l’ampoule électrique ».

L’économie a-t-elle un sens ? Philippe Vadjoux (L’Harmattan, 346 pages, 29 euros).